dcArchivesShow();

ACTUALITÉS SUR LES ADDICTIONS

Aller à la page d'accueil | Aller à l'info lettre || Principaux répertoires: TOXICOMANIE | JEU D'ARGENT | SANTE | COMMUNIQUES DE PRESSE | REVUE DE PRESSE JEU | REVUE DE PRESSE TOXICO | CYBER DEPENDANCE | SOCIETE | EVENEMENTS | REPLIQUES A LOTO-QUEBEC |

Le pourcentage de joueurs compulsifs au Québec ? 1,7% ; 2, 1% ; 5% ou 7,5%...

No.2 -Premier volet de ma réplique à la mise au point de Loto-Québec (sur leur site) au texte «La semaine de la gestion responsable du jeu (gambling)» Moi et les membres de la coalition EmJEU n'accordons pas une grande crédibilité aux différentes études de prévalences du jeu compulsif au sein de la population. Ces études impliquent toutes un chercheur, Robert Ladouceur, dont les travaux ont été massivement financés (des millions) par l'industrie du gambling. De plus, celles-ci souffrent toutes de graves failles méthodologiques qui, comme par hasard (sic), ont pour effet d'abaisser le taux de prévalence. Voici les principales...

Représentativité de l'échantillon: Typiquement, parmi les personnes qui acceptent de répondre, il y a une sur-représentation d'universitaires. Ces gens ont un taux de prévalence habituellement moindre, ce qui diminue l'estimation globale. Ensuite, les joueurs sont plus difficiles à rejoindre (trop occupés à jouer, abandon de l'abonnement téléphonique ou abonnement a un service de téléphonie cellulaire à la carte, crainte de répondre à un appelant inconnu en raison des dettes). L'absence d'entrevue de style face à face pose le même type de problème puisque les joueurs sont souvent absents de leur domicile, n'ont plus de téléphone etc. etc...

Pondération hasardeuse: Il y a toujours moyen de pondérer les problèmes de représentativité, mais parfois il peut y avoir des déséquilibres critiques. Si un participant a un poids de 50 par rapport à un autre qui a un poids de 0,5, le simple fait que ce soit l'un plutôt qu'un autre change dramatiquement les pourcentages. Par exemple, si A est joueur pathologique parmi 1000 personnes, le taux est de 5%; alors que si c'est B, c'est 0,05%. C'est ce problème que rapporte Jean Leblond à la page 245 de son premier rapport. Il est donc nécessaire de donner l'histogramme des poids des participants. Si ce n'est pas le cas, le chercheur pourrait cacher des affaires graves. Statistiques Canada rappelle ce problème continuellement en avertissant de d'abord vérifier tous les pourcentages avec données non pondérées avant de publier des estimés calculés avec des données pondérées. C'est un grande faiblesse des études sur le «jeu».

Taille insuffisante de l'échantillon: Les intervalles de confiance des estimés sont si grands qu'il est illusoire de croire pouvoir observer une fluctuation du taux de prévalence. Pour corriger ce problème, il faudrait réviser le financement. Par exemple, au lieu d'accorder du budget pour 1000 personnes maximum (déterminer le dénominateur), il faut accorder du budget jusqu'à ce qu'un numérateur valide soit atteint. Par exemple, on fait des appels jusqu'à ce que 30 joueurs pathologiques aient été contactés. Alors, on calcule le nombre d'appels qui ont été nécessaires. Dans un tel figure de cas, la validité de l'échantillon est meilleur car on a communiqué avec plus qu'une petite poignée de joueurs pathologiques.

Absence de mesure de la prévalence à vie: Lorsqu'on a réalisé une étude sur 12 mois en 1996, et sur 12 mois en 2002, il y a assurément de nombreux joueurs entre les deux études qui sont entrés dans le jeu pathologique et d'autres qui en sont sortis. Pour bien saisir les dommages dans la population, il faut donc comparer les deux taux de prévalence à vie.

Diagnostic difficile: Si l'étude prétend se prononcer sur des aspects psychopathologiques, il faut que le test de dépistage soit crédible. Quand le sous-groupe de joueurs pathologiques est composé à 82% de gens qui n'ont pas de problèmes de jeu, ce n'est pas étonnant que les chercheurs concluent qu'il n'y a rien de grave. Les maisons de sondage, pour les études de prévalence du jeu pathologiques, doivent être écartées. Des étudiants gradués en psychologie seraient très heureux de pouvoir payer leurs études en faisant des téléphones.

Questionnaires trop longs: Quand 90% des questions ne sont pas pertinentes pour le répondant, celui-ci se fatigue et répond pour se débarrasser. Ce serait plus simple si l'interviewer s'adressait au répondant de manière moins formelle (bien qu'il ait un questionnaire formel à remplir), afin de simplement faire l'inventaire des pratiques de jeu... quitte à rappeler en fin d'entrevue des aspects que les gens oublient parfois.

Absence de validation terrain: Il serait pertinent de valider les taux de prévalence aux différents types de jeu en réalisant des entrevues aux portes des différents lieux où l'on retrouve des jeux d'argent: casinos; bars, dépanneurs, salles de bingo, etc...

Absence de transparence dans la publication des résultats: Comme ces études sont réalisées avec des deniers publics, il est inconcevable que la totalité des donnés et des résultats, à l'exception de ceux qui pourraient nous permettre d'identifier les sujets, ne soit pas disponibles et accessibles à tous. Ces études comme toutes les autres financées par des fonds publics devraient être disponibles sous une licence de type GNU - General Public License. Il serait ainsi plus facile de vérifier la qualité des études/recherches et cette initiative pourrait permettre, à d'autres chercheurs, par exemple, en croisant certaines données, d'obtenir d'autres résultats intéressants.

Changement de la grille d'évaluation: Les résultats de 2002 sont issus, en partie, d'une nouvelle grille d'évaluation, l'Indice Canadien du Jeu Excessif (ICJE) et les précédentes uniquement du South Oaks Gambling Screen (SOGS). Ces deux grilles donnent des résultats différents. L'ICJE donne des résultats systématiquement inférieurs à ceux obtenus uniquement par le SOGS. Non seulement les problèmes méthodologiques reliés à l'administration et l'analyse de tests de prévalence ne permettent pas de prétendre qu'il y a eu baisse du taux de prévalence mais ces deux résultats ne sont pas comparables car ils sont issus de grilles différentes (bien qu'ils soient deux fruits, une pomme n'est pas une orange et vice-versa). De plus, l'adoption au Canada de cette grille rend plus difficile toutes les comparaisons entre notre taux de prévalence et celui des autres pays qui ont adopté le SOGS. Bien que plusieurs items sont communs aux deux mesures, le score du SOGS est beaucoup plus influencé par des items qui révèlent des dommages financiers. Le score à l'ICJE est plus influencé par les items psychologiques c-à-d ceux qui révèlent que la pensée du joueur est troublée. Les deux grilles ne mesure donc pas exactement la même chose...

Pour ces motifs et faute de mieux, je préfère les chiffres de l'étude de Léger Marketing -LM (réalisée dans le cadre du Forum sur le jeu pathologique), qui indique que 5% des Québécois déclarent souffrir d'un problème de jeu compulsif (pathologique et excessif). La question est très habile puisqu'elle reprend les principaux critères diagnostiques associés à cette pathologie. La question posée était la suivante: «Sachant qu’un joueur compulsif est dépendant et obsédé par le jeu et qu’il ne pense qu’à retourner jouer pour récupérer ses pertes, estimez-vous être un joueur/une joueuse compulsif(ve)?». Le pourcentage obtenu de 5% pourrait même correspondre à une sous estimation de la réalité. Puisque le seul fait de d'admettre sa dépendance au «jeu» (idem pour l'alcoolisme ou la toxicomanie) représente déjà un pas difficile à franchir pour les joueurs compulsifs. De plus, c'est ce type de question qui pourrait être posée sans difficultés par n'importe quel employés de maison de sondage et être utilisée dans le cadre d'une étude de prévalence afin de réaliser une première liste de répondant à qui on ferait passer, par la suite, le questionnaire standard.

Pour terminer ce volet de ma réponse, traditionnellement Loto-Québec et les chercheurs qu'elle a financé (Ladouceur, Deverensky, Vallerand) ne mentionnaient généralement que le taux de prévalence à vie (SOGS) de joueurs pathologiques (2,1%) tout en omettant les joueurs à risque (2,4%) pour un total de 4,6% de joueurs compulsifs (excessifs). Depuis peu, dans une nouvelle et évidente stratégie de communication, on ne parle plus que du taux de joueurs pathologiques annuel (*)tiré de l'ICJE qui est, lui, beaucoup plus bas (moins de 1%). Pourtant l'indice canadien utilise la notion de Jeu problématique (score entre 8 et 27) et Habitudes de jeu à risque modéré (score entre 3 et 7). Ces types de joueurs ont une symptologie qui est jugée suffisamment grave pour que ceux-ci puissent obtenir gratuitement des services publiques de traitement pour joueurs compulsifs. La catégorisation (on est joueurs pathologiques ou pas) qu'applique Loto-Québec et qui exclus de nombreux joueurs à problème m'apparaît, a fortiori, des plus arbitraire et non conforme à la réalité. À l'exception de Loto-Québec, des tenanciers de bars (ALV) et du gouvernement croupier qui peut croire que depuis 1996 le nombre de québécois au prise avec un problème de jeu a baissé de façon significative... N'importe quel organisme de traitement s'adressant aux joueurs, clinicien ou intervenant terrain (même les syndics de faillite et les ACEF) vous diront que leurs observations vont dans le sens contraire...

Comme complément d'information, je vous invites à lire une lettre ouverte «Tous pour Loto-Québec, les fonds de Loto-Québec pour tous...» que j'ai publié dans les médias suite à une lettre («Gare aux comparaisons») de chercheurs financés (ou qui ont été) par Loto-Québec (ou sa Fondation) et l'industrie du gambling qui s'attaquait aux chiffres que moi et les autres membres de la coalition EmJEU mettons de l'avant,

Le plus révélateur des taux de prévalence est celui qui s'intéresse aux différents jeux

Si le taux de prévalence annuel nous informe sur le taux de pénétration du gambling au sein de la population, sa valeur est toute relative. Tout d'abord parce qu'elle s'intéresse à l'ensemble de la population (joueur ou pas), on considère que 80% de la population joue à une forme ou un autre de jeux d'argent et de hasard. Ainsi le 2,1 et le 5% (LM) de joueurs pathologiques devient sur 80% plus ou moins 3 et 6.5%. Deuxièmement, ce taux de prévalence général ne prend pas en compte la fréquence à laquelle on s'adonne à ces jeux et le type de jeu auquel on joue. Dans le taux de prévalence général, l'ensemble des joueurs sont donc comptabilisés, que ceux ci jouent une fois par année ou à tous les jours, que ce soit au ALV, au BINGO ou à la 6/49... Avec ce taux général on noie le poisson dans l'eau, puisqu'il est évident que les personnes qui éprouvent des problèmes de jeu se retrouvent chez ceux qui jouent au moins une fois par mois et plus et qui s'adonnent aux jeux électronique et au ALV en particulier.

Pour les ALV, les chiffres les plus conservateurs, entre autres ceux qui proviennent d'un chercheur (Serge Chevalier) qui a été associé à la dernière étude de prévalence (que Loto-Québec cite abondament), indiquent que près de 15% des adeptes de ce jeu ont un problème de jeu compulsif... Dans son document sur la «Dangerosité des appareils électroniques de jeu et mesures de protection», (p. 81-82), que Jean Leblond a rédigé pour la santé publique, il a résumé 7 études provinciales, ainsi que l'étude de StatCan de 2002 (ESCC). On constate qu'il y a environ 20% de joueurs excessifs (pathos + à risque) parmi les joueurs annuels (fig. 52). Évidemment, la majorité de ces joueurs n'utilisent les ALV que sporadiquement. Dans le complément d'expertise (22 mars 2007) que Jean Leblond a déposé pour le recours collectif, il a approfondi les données de l'ESCC (pour le Québec uniquement) et détaillé les risques selon la fréquence de jeu sur ALV. Parmi les joueurs hebdomadaires, 20% sont à risque sévère (c'est-à-dire plausiblement pathos selon l'ICJE), et 24% à risque modéré (c'est-à-dire plausiblement à risque selon l'ICJE). Plus les gens adoptent une fréquence de jeu régulière sur les ALV, plus il est probable qu’il s’agisse de joueurs pathologiques. D'une étude à l'autre le pourcentage peut varier mais on considère qu'au moins 20% des personnes qui jouent à chaque semaine ont des problèmes de jeu. Cette prévalence pourrait atteindre 40% et même plus si on se fie au résultat d’une étude qui a recruté ses sujets uniquement au sein des joueurs d'ALV (sujets recrutés à la porte des bars avec ALV). Cette petite étude (±200 sujets) fort intéressante, commanditée par la société sœur de Loto-Québec en Nouvelle-Écosse, indique que 77% des joueurs réguliers (1 fois par mois ou plus) sont des joueurs compulsifs (excessifs), dont 37% de joueurs dit pathologiques (Indice Canadien du Jeu). Enfin, près de 95% des demandeurs de traitement pour une dépendance au jeu sont des adeptes des ALV. Pire encore, des études, réalisées dans plusieurs états ou provinces, indiquent qu’une portion importante des revenus (entre 27% et 67%) tirés des ALV provient de joueurs qui éprouvent des problèmes de jeu...

Pour mieux saisir la gravité de la situation...

Imaginez qu'il est question ici d'un nouvel alcool qui serait responsable de 95% des cas de personnes traitées pour alcoolisme et qu'entre 2 et 7 personnes sur 10 qui en consommerait une fois et plus par semaine deviendrait dépendants de cet alcool... Je suis persuadé que vous vous dites qu'il y aurait immédiatement enquête et que cet alcool serait retiré illico ou qu'on y enlèverait, comme dans le cas de absinthe, l'élément actif responsable de cette dépendance hors du commun... Pourtant avec les jeux de hasard électroniques, rare sont ceux qui questionne la dangerosité de ces appareils et le pourquoi des hauts taux de jeux compulsif qu'ils provoquent... Les états croupiers, les casinotiers et les chercheurs qui sont associés à cette industrie aiment, et on les comprend, considérer ces jeux d'argent électroniques comme n'importe quel autre jeu de hasard... Mais pour n'importe quel autres chercheurs, intervenants ou observateurs le moindrement indépendant, il est facile de constater que ces jeux fortement programmés, qui impliquent une intelligence artificielle, sont dans une classe à part. Dans les casinos, comme je le mentionnais plus haut, les machines à sous (et autres jeux électroniques) sont responsables de 90% des profits (des jeux) alors qu'avant l'implantation d'une informatique sophistiquée (dans le milieu des années 80), les machines à sous rapportaient moins de 10% des profits... Mais vous comprenez que toute mesure visant à redonner au hasard toute sa place et à rendre ces jeux honnêtes et sécuritaires auraient un impact financier important sur ceux qui en retire un bénéfice...

De meilleurs et plus fiables études de prévalence, c'est possible.

Pour ma part, je crois qu'il est possible de développer et réaliser des études de prévalence fiables. Pour ce faire, il est nécessaire que l'équipe responsable de sa réalisation ait tout les moyens financiers et organisationnels nécessaires à sa réalisation y compris la collaboration volontaire ou obligatoire de Loto-Québec et des tenanciers de bars qui gèrent les ALV. Il va de soi que cette équipe puisse travailler en toute indépendance et ne pas êtes sujette à tous conflits d'intérêt (ou apparence de). Les chercheurs associés de trop près à Loto-Québec ou à sa fondation devraient être exclut. Pour ma part, il me ferait plaisir de participer aux discussions préliminaires (brain storming) visant à déterminer le contenu de l'étude et le protocole de recherche. Il serait aussi intéressant qu'un chercheur choisi par nous (EmJEU) ainsi qu'un représentant du Ministère de la santé y soient impliqués. Ainsi les résultats de l'étude ne pourraient pas être contestés par aucun des intervenants et organismes intéressés.

Alain Dubois, EmJEU

L'article d'Alain Dubois "La semaine de la gestion responsable du jeu" »»»ICI
La réponse de Loto-Québec »»» ICI

(*) Les taux de prévalence annuel des joeurs pathologiques était selon ces études de 1% en 1996 et de 0,8 % en 2002. En ce qui concerne le nombre de joueurs à risque, il est passé de 1,4 % en 1996 à 0,9 % en 2002. Donc en 1996 le taux de joueurs compulsifs ou excessifs était de 2,4% et en 1996 et de 1,9% en 2002


Réplique d'Alain Dubois, porte parole d'EMJEU, à Loto-Québec

Dans le site de Loto-Québec, on retrouve depuis quelques mois sous la section «Salle de presse» une rubrique «Mise au point» dans lequel la société d'État répond aux critiques qui lui sont adressées dans les médias. Les trois dernières «réactions» mises en ligne le 21 septembre et le 16 octobre ont concerné des billets publiés par Toxico Québec actualités: «La semaine de la gestion responsable du jeu (gambling)...» et Mise au point sur le texte «La Norvège s'apprête à bannir les casinos en ligne...»

TQa est heureux d'ouvrir ses pages à ce débat initié par Loto-Québec, et ce, en publiant les répliques d'Alain Dubois.

D'entrée de jeu, je soulignerai que les Mises au point de loto-Québec sont non seulement puériles et simplistes mais foncièrement malhonnêtes puisque sous un pseudo langage scientifique les réponses de LQ ne répondent pas ou que très partiellement aux questions que je soulève mais pire, elles ne répondent souvent même pas à leurs propres énoncés «Les faits»... Ces «Mises au point» ne sont, malheureusement, que prétexte pour le discours corporatifs habituels. Mais bon... Alain Dubois, EmJEU


Le site portail du jeu pathologique: JEU COMPULSIF INFO

Coalition pour une gestion responsable de l'industrie du jeu: EmJEU (éthique pour une modération du jeu)

Le site portail des toxicomanies: TOXICO INFO

Trackbacks

Aucun trackback.

Pour faire un tracback sur ce billet: http://www.toxicoquebec.com/actus/tb.php?id=2455

CRÉER UN PDF POUR CE BILLET

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment.

Ajouter un commentaire

Digg it!Digg-moi ca! | Pioche Ca!Pioche-moi ca! | Fuzz it!Fuzz-moi ca!

Semaine précédente | Billet précédent | Billet suivant | Semaine suivante| Sommaire

.

 
Web Site

TOXICO QUÉBEC actualités est le premier site francophone d'actualités de type "blog" consacré principalement aux  addictions toxicomanies (drogue, alcool); gambling.....


NORTON ANTIVIRUS GRATUIT AVEC GOOGLE PACK
▼▼


La création de Toxico Québec Actualités répond à une demande croissante d'informations «grand public» crédibles et indépendantes sur tout ce qui touche aux addictions et à une volonté d'organiser cette information afin qu'elle soit facile d'accès.  N'hésitez pas à commenter les billets (articles de fond, dépêches, communiqués de presse, etc.) que vous y trouverez....  Alain Dubois, éditeur.

 


Au Québec le pourcentage de toxicomanes du jeu (joueurs compulsifs) se situe, selon les études, entre 2.1% et 5% alors qu’il n’y a que 0.9% de toxicomanes (drogues illicites) et 1.9% d’alcooliques...


   

 

.
.radioblog

GAMBLING

Autrefois marginal au sein de la population québécoise, le jeu pathologique est devenu, depuis la légalisation (monopole d'État) des loteries vidéo et des casinos, un grave problème de société. Deuxième  dépendance après le tabac, entre 2,2 et 5% des Québécois souffriraient de cette psychopathologie. Ce pourcentage grimpe à près de 40% chez les joueurs de machines à sous et d'ALV . Selon une étude (Nouvelle-Écosse) ce pourcentage grimperait à 77% chez des joueurs qui s'adonnent à ces machines à sous une fois par mois (ou plus). L'entourage des gamblers est aussi particulièrement concerné puisque cette addiction dont souffre un des leurs a, le plus souvent, de graves conséquences sur eux...  Des gouvernements et politiciens peu soucieux du bien commun et manquant d'éthique sont responsables de ce grave bris du contrat social qui les lie à leurs citoyens....


DROGUES & TOXICOMANIES

La consommation de drogues est un phénomène de société qui remonte presque à la nuit des temps. Si anciennement les drogues étaient consommées dans des circonstances bien délimitées (rituels, fêtes), aujourd'hui plusieurs d'entre elles sont consommées quotidiennement par un pourcentage important de la population: café, tabac alcool, cannabis, etc. Le statut juridique (légal ou non) des droguesi n'est pas nécessairement en lien avec leur dangerosité... Ainsi, l'alcool est une des drogues la plus associée à des décès accidentels (ex.: alcool au volant, accident de travail) ou criminels et à un nombre très important d'actes de violence (ex.: meurtres; violence conjugale; viol, bagarre, etc.).

Contrairement à ce qui est souvent véhiculé, toutes les drogues peuvent entraîner une dépendance physiologique si elles sont consommées régulièrement et à une fréquence rapprochée. Cette dépendance peut prendre plusieurs formes, mais elles ont toute en commun d'amener une modification de l'équilibre neurochimique du cerveau. Un équilibre qui, pour un consommateur régulier, peut prendre plusieurs mois avant de revenir à la normale!

Et le cannabis...

Le cannabis est maintenant davantage consommé que le tabac chez les jeunes. On la considère souvent comme une drogue douce… Est-ce le cas ? Le café et le tabac sont des drogues douces, mais un produit dont l’agent psychoactif, le THC, se retrouve à un taux de concentration se situant entre 20% à 40% n’est assurément pas une drogue «douce». Le cannabis entraîne une dépendance et sa consommation, une altération du jugement et du processus de décision ainsi qu’une diminution de la motivation, de l'attention, de la concentration et de la mémoire court terme. La marijuana est aussi un véritable poison puisque la quantité de goudron que l'on y trouve est 50% plus importante que dans les cigarettes! L'inhalation profonde de la fumée telle que le pratique ses usagers en accroît d'autant les méfaits sur la santé. (N.B. On peut considérer le cannabis et le tabac comme des drogues très nocives sans être prohibitionniste☺)


LE WEB LIBRE...

ORGANISATION MOZILLA

Mozilla est un ensemble de logiciels internet libre de droit comprenant entre autres un navigateur web, une application de messagerie électronique (e-mail) et un calendrier (agenda). Mozilla est un logiciel libre (donc sûr, gratuit et sans pub) et respectueux des standards. En savoir plus sur Mozilla »» ICI

ORGANISATION "OPEN OFFICE"

Open Office est une suite bureautique complète: traitement de texte; tableur; logiciel de présentation (PPS); base de données offrant une compatibilité MS-Access; etc....  En savoir plus sur Open Office >> ICI

MUSIQUE LIBRE

CONFORSTAND : Une communauté de musiciens (dont RS Stevie Moore) qui offre de télécharger gratuitement leur album (pochette incluse) libre de tout droits!  En savoir plus sur  CONFORTSTAND >> ICI - :

CREATIVE COMMONS (musiques, images, textes, etc. sous licence libre de droits)

Disponibles sur internet, les licences Creative Commons permettent auxx créateurs de mettre leurs oeuvres numériques (textes, photos, sons, etc.) à la disposition de ceux qui souhaitent les utiliser, sous certaines conditions. En savoir plus sur  CREATIVE COMMONS >> <ICI

FRAMASOFT

Un excellent annuaire du logicels libre... 800 d'entre-eux y sont répertoriés par rubrique... En savoir plus sur  FRAMASOFT  >> ICI


Saviez vous que le meilleur logiciel pour gérer vos photos et images est gratuit? Il s'agit de PICASSA de GOOGLE, essayez-le, cliquer sur le bouton ici-haut

Catégories

  • ÉDITORIAUX
  • RÉPLIQUES À LOTO-QUÉBEC
  • TOXICOMANIE
  • REVUE DE PRESSE TOXICOMANIE
  • JEUX D'ARGENT
  • REVUE DE PRESSE JEUX D'ARGENT
  • CYBER DÉPENDANCE
  • AUTRES ADDICTIONS
  • SANTÉ & SCIENCE
  • REVUE DE PRESSE SANTÉ
  • SOCIÉTÉ
  • COMMUNIQUÉ DE PRESSE
  • ÉVÈNEMENTS
  • ARTS & CULTURE & LIVRES
  • EN MARGE
  • GAMBLING (english)
  • DOSSIER SPÉCIAL

Calendrier

« novembre 2007 »
lunmarmerjeuvensamdim
1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930

Publicité

À retenir

  • Santé publique et pouvoir politique face aux lobbies industriels contre la santé: tabac; alcool.... jeu d'argent (gambling)
  • Le pourcentage de joueurs compulsifs au Québec ? 1,7% ; 2, 1% ; 5% ou 7,5%...
  • Pérou: Etranges guérisons grâce à une plante hallucinatoire
  • Après le scandale de la SONACC... Loto-Québec dilapiderait-elle aussi les fonds publics?
  • Toxicomanie: Mamans difficiles à rejoindre
  • Loto-Québec: Jeu responsable versus gestion responsable... entrevues de Michel Gauthier (TQS) avec Alain Dubois, porte-parole de la coalition EMJEU
  • Semaine du jeu responsable: Pas du «petit change» dans les Loterie vidéo:
  • La semaine de la gestion responsable du jeu (gambling)
  • Lancement de la nouvelle Fondation canadienne de recherche sur l'alcoolisation foetale
  • Une ex croupière brise l’omerta et dénonce les astuces des casinos pour déplumer les clients...
  • Réponse au psychologue Claude Boutin: Pour une gestion responsable des jeux d’argent et de hasard
  • Loi antitabac - La baisse des revenus des appareils de loterie vidéo continue... Une bonne nouvelle selon Alain Dubois d'EmJEU
  • Action et langage : une même zone du cerveau aux commandes
  • Tous pour Loto-Québec, les fonds de Loto-Québec pour tous...
  • Drogues, plaisir et douleur
  • Rejet inacceptable de la plainte d’EmJEU contre Robert Ladouceur par le vice-recteur de l’Université Laval
  • C'est la loterie vidéo et non le joueur qui crée la dépendance - Selon le rapport d'un scientifique
  • Femmes esclaves des bordels du Bangladesh - Reportage photo de Shehzad Noorani
  • L'opium deviendrait-il la religion du peuple ?
  • Dépénaliser le cannabis ? Un débat conditionné...
  • Jeunes et marijuana : Au Canada, les jeunes se procurent plus facilement du cannabis que du tabac !
  • Santé publique : Les appareils de loteries vidéo (ALV) se retrouvent en plus grand nombre dans les quartiers pauvres !

Manchettes SRC

  • Serbie : Le pro-occidental Boris Tadic est réélu à la présidence par une courte majorité
  • Le Tchad accuse le Soudan de soutenir les rebelles qui assiègent la capitale N'Djamena depuis deux jours
  • [ International ] Serbie : Le pro-occidental Boris Tadic est réélu à la présidence par une courte majorité
  • Certaines personnes atteintes du VIH/sida ne transmettent pas la maladie à leur partenaire, sous certaines conditions
  • Amazon achète son concurrent Audible
  • Une entreprise en guerre contre l'industrie du cellulaire

Manchettes LE MONDE

  • Le candidat pro-européen Boris Tadic remporte la présidentielle en Serbie
  • Le Conseil de sécurité de l'ONU convoque une réunion d'urgence sur le Tchad
  • Euthanasie : verdict clément au procès de Périgueux
  • Le parc naturel du golfe du Morbihan piétine
Powered by RSSReader

Derniers Commentaires

  • 04/12: AS - La Française des jeux triche ! Et..
  • 18/11: TQa - L’AITQ remet un prix d’excellence..
  • 18/11: TQa - Réductions des risques: Comprendr..
  • 02/10: Louise Nadeau - Lancement de la nouvelle Fondatio..
  • 22/09: Gisèle Fleury - Lancement de la nouvelle Fondatio..

Archives

  • janvier 2008
  • décembre 2007
  • novembre 2007
  • octobre 2007
  • septembre 2007
  • août 2007
  • juillet 2007
  • juin 2007
  • mai 2007
  • avril 2007
  • mars 2007
  • février 2007
  • janvier 2007
  • décembre 2006
  • novembre 2006
  • octobre 2006
  • septembre 2006
  • août 2006
  • juillet 2006
  • juin 2006
  • mai 2006
  • avril 2006
  • mars 2006
  • février 2006
  • janvier 2006
  • décembre 2005
  • novembre 2005
  • octobre 2005
  • septembre 2005
  • août 2005
  • juillet 2005
  • juin 2005
  • mai 2005
  • avril 2005
  • mars 2005
  • février 2005
  • janvier 2005
  • décembre 2004
  • novembre 2004
  • octobre 2004
  • septembre 2004

Langues

  • en
  • fr

Syndication

  • fil rss
  • fil rss commentaires
  • fil atom
  • fil atom commentaires

TOXICO QUÉBEC ACTUALITÉS est un site sélectionné par GOOGLE ACTUALITÉS - Thème Keepsake par Kozlika pour DotClear